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[Economie] Note de conjoncture - 1er trimestre 2024

Ille-et-Vilaine : les entreprises ne bénéficient pas encore du ralentissement de l’inflation.
  • #ÉCONOMIE
  • Note de conjoncture Ille-et-Vilaine - 1er semestre 2024
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    Jeudi 18 avril 2024

     

     

    L’activité toujours plombée par une demande atone

    Le solde d’opinion concernant l’évolution du chiffre d’affaires se dégrade, au 1er trimestre 2024, à − 23 points contre − 12 en fin d’année. L’activité des entreprises bretilliennes est toujours impactée par la faiblesse de la demande. Les tensions inflationnistes, bien qu’en recul, et la hausse des taux d’intérêt, continuent de peser sur la demande des ménages et des entreprises.

     

    L’ensemble des secteurs face à un repli de l’activité

    Le recul de l’activité touche l’ensemble des grands secteurs du département.


    La situation s’est encore dégradée dans l’industrie. Le secteur affiche un solde d’opinion négatif à − 28 points, en recul comparé à la fin de l’année 2023 (− 13). Le secteur subit une baisse des carnets de commandes. 55 % des entreprises industrielles indiquent en effet que la baisse de la demande constitue la première difficulté freinant leur activité.


    Le solde d’opinion des entreprises de la construction est tout aussi détérioré à − 30 points.
    Le secteur fait face à une baisse brutale de la demande (citée comme principal frein à l’activité par 61 % des entreprises). À fin janvier 2024, le cumul sur 12 mois des logements mis en chantier en Ille-et-Vilaine est en chute de 32 %. Le nombre de logements autorisés est quant à lui en baisse de 33 %, ce qui ne laisse pas espérer de retournement de situation à court terme (source : VEIA).

     

    Le commerce, dans son ensemble, subit également une baisse de la consommation (citée comme principal frein à l’activité par 52 % des chefs d’entreprise). Le solde d’opinion ressort à − 28 points, en dégradation, comparé à la situation de fin 2023 (− 12 points). Le solde d’opinion du commerce de gros est particulièrement bas, à − 42 points. Le commerce de détail et l’hébergement
    restauration présentent respectivement des soldes d’opinion de − 28 et − 26 points.

     

    Les services restent également dans une situation difficile avec un solde d’opinion sur le chiffre d’affaires de − 18 points.
    L’immobilier, impacté par la dégradation du secteur de la construction, affiche un solde particulièrement bas à − 45. La plupart des autres secteurs des services connaissent également un repli marqué de l’activité. C’est le cas du transport/entreposage (solde à − 17), des services informatiques et conseil aux entreprises (− 19), du secteur banque-assurances (− 22), ou des services aux particuliers (− 16).

     

    La baisse de la demande, confirmée comme principal frein à l’activité ; les difficultés liées à la hausse des coûts, aux approvisionnements et
    aux recrutements régressent

    52 % des entreprises citent la baisse de la demande comme le principal frein à l’activité. Elle est plus fréquemment citée qu’au 3e trimestre 2023. C’est un phénomène général qui concerne la plupart des secteurs d’activités. Sa prééminence souligne que le reflux actuel de l’inflation n’est pas encore suffisamment ancré et important pour impacter favorablement la demande
    des ménages et des entreprises.

    Les freins liés à la hausse des coûts (énergétiques, matières premières, salaires) restent parmi les plus cités par les entreprises mais sont en baisse comparé au 3e trimestre 2023. La pression inflationniste qui s’exerce sur les entreprises s’estompe mais continue à impacter l’activité.
    Les difficultés d’approvisionnement, particulièrement importantes dans la phase de relance post-covid, ont nettement régressé. Elles ne concernent désormais plus que 8 % des entreprises contre 11 % au 3e trimestre et 22 % au 1er trimestre 2023.
    La faiblesse de la trésorerie reste un problème fréquent au sein des entreprises de l’Ille-et-Vilaine. Elle est citée par 29 % d’entre-elles, un taux en légère progression.
    Les difficultés de recrutement constituent toujours un problème pour 23 % des entreprises, mais régressent sur 6 mois (28 % au T3 2023).

     

    La rentabilité toujours mal orientée pour une large majorité d’entreprises, mais en amélioration relative

    La rentabilité reste en baisse pour une majorité d’entreprises depuis la crise du covid de 2020.
    Le solde d’opinion général concernant cet indicateur ressort à − 33 points. Sur 6 mois, on constate pourtant une amélioration puisqu’il atteignait − 40 points au 3e trimestre 2023.

     

    Baisse de la part des entreprises contraintes d’augmenter leurs prix de vente

    Une large majorité d‘entreprises (62 %) a encore été contrainte d’augmenter ses prix de vente, afin de répercuter, au moins partiellement, la hausse des coûts de production. Cette part recule pourtant régulièrement depuis un an puisqu’elle correspond à une baisse de 13 points comparé au 1er trimestre 2023. Ce repli relatif souligne une baisse des pressions inflationnistes qui s’exercent sur les entreprises.

    Le coût de l’énergie, comme facteur de hausse des prix de vente, est nettement moins cité (39 % des entreprises au 1er trimestre 2024 contre 59 % un an plus tôt). Le coût d’approvisionnement reste un motif d’augmentation des prix pour 67 % des entreprises, en baisse de 10 points comparé au 1er trimestre 2023. Les salaires sont cités par près d’une entreprise sur deux, part relativement stable sur un an.

     

     

    Le manque de visibilité économique freine l’investissement

    14 % des entreprises font état d’investissements en hausse au 1er trimestre 2024. Elles sont près de deux fois plus nombreuses à indiquer une baisse. Le solde d’opinion sur l’évolution de l’investissement ressort à − 13 points, stable comparé au 1er trimestre 2023. Il est négatif pour l’ensemble des secteurs mais en amélioration relative pour l’industrie et les services et en baisse pour la construction et le commerce.

    54 % des entreprises considèrent que les contraintes à l’investissement se sont accrues au 1er trimestre. Elles étaient un peu plus nombreuses il y un an (58 %). Le manque de visibilité et le contexte général, marqué notamment par des incertitudes géopolitiques, constituent le frein à l’investissement le plus fréquemment cité par les entreprises. Les facteurs « hausse des
    taux d’intérêt » et « difficultés d’obtention d’un crédit » sont en baisse sensible dans les réponses.

     

    27 % des entreprises ont lancé des procédures de recrutement au 1er trimestre 2024

    La part des entreprises ayant initié des recrutements chute de près de 10 points en un an (27 % contre 37 % au 1er trimestre 2023). Dans l’industrie, elle perd même 22 points (36 % contre 58 %).
    Dans l’ensemble des secteurs, la baisse de ce taux, perceptible dès le 3e trimestre 2023, s’est accélérée au 1er trimestre 2024.
    Globalement, 8 % des entreprises indiquent un effectif salarié en hausse quand 16 % font part d’une baisse. Le solde d’opinion s’inscrit ainsi en territoire négatif, à − 8 points, en légère baisse sur 6 mois (-4 points au 3e trimestre).
    Pour mémoire, le taux de chômage de l’Ille-et-Vilaine atteint 5,9 % au 4e trimestre 2023, contre 5,4 % au 4e trimestre 2022.

     

    Les difficultés de recrutement, toujours très fréquentes, continuent de décroître lentement

    La légère décrue des difficultés de recrutement, entamée au 3e trimestre 2023, s’est poursuivie au 1er trimestre 2024. Elles concernent toujours 71 % des entreprises ayant initié un (ou des) recrutement(s) mais régressent de 7 points de pourcentage sur un an et de 3 points sur 6 mois.
    La diminution est la plus forte dans les services (− 10 points, soit 68 % des entreprises au T1 2024). Les postes difficiles à pouvoir sont particulièrement variés : métiers de la restauration (serveurs, cuisiniers), du bâtiment (électriciens, peintres, maçons, couvreurs…), techniciens spécialisés, employés de commerce, commerciaux, mécaniciens, comptables, ouvriers spécialisés, métiers de l’hôtellerie, coiffeurs, aide à la personne…

     

    La situation géopolitique et la baisse de la demande, principales inquiétudes pour les 6 mois à venir

    44 % des chefs d’entreprise anticipent une évolution défavorable de la conjoncture économique dans les 6 prochains mois, un chiffre en baisse comparé aux 58 % enregistrés au 3e trimestre 2023. Le motif d’inquiétude qui prédomine concerne les risques géopolitiques et le contexte anxiogène (cité par 37 % des entreprises ayant répondu à cette question). Cet item a connu une forte hausse, comparé à l’enquête du 3e trimestre 2023. La question de l’évolution du pouvoir
    d’achat et de l’inflation est également mentionnée par les chefs d’entreprise, mais moins fréquemment qu’au 3e trimestre. L’évolution du secteur de la construction au cours des 6 prochains mois représente également une source d’inquiétude importante.

     

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    Note de conjoncture : l'économie vue par les chefs d'entreprises

    Un document réalisé par l’Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine sur la base d’une enquête menée auprès des entreprises du département. Les entreprises ont été interrogées du 5 au 11 décembre sur leur activité économique des 6 derniers mois (chiffre d’affaires, rentabilité, investissements, effectifs) et leurs perspectives à 6 mois. 477 entreprises de l’Ille-et-Vilaine ont répondu à cette enquête, échantillon représentatif des secteurs industrie, BTP, commerce et services